Actionelles Entreprendre au féminin

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Débat Consonances lundi 28 mars > 19h00 // La place des femmes dans le monde artistique, politique et économique

En partenariat avec Le Musée des Confluences et Sens Public

Lundi 28 Mars > 19h

 

« La place des femmes dans le monde artistique, politique et économique »




En lien avec le spectacle « Vous qui savez… ou ce qu’est l’amour » mise en scène Jean Lacornerie


L
a revendication paritaire de plus en plus présente dans le monde artistique met en exergue les inégalités homme/femme persistantes jusque sur la scène d’un théâtre. Au delà d’un constat, et à travers le prisme de l’anthropologie, de la sociologie et de la pratique artistique, nos intervenants interrogeront la question du genre de manière à comprendre pourquoi le traitement des différences entraîne l’inégalité, en quoi l’absence des femmes dans les organes décisionnels met à mal une idéologie paritaire et comment au quotidien une femme auteure, élue politique ou chef d’entreprise gère les multiples réalités liées à son sexe plus qu’à sa fonction.

 

Modérateur : Gérard Wormser

Entrée libre. Réservation souhaitée au 04.72.39.74.91

 

Les Intervenants

 

Geneviève Brisac, romancière, scénariste et essayiste, elle est l’auteure du livret de la création « Vous qui savez… ou ce qu’est l’amour » autour de Mozart.

 A travers des exemples d’évènements publics auxquels elle participe, tels que la foire du livre de Bruxelles dont la thématique est « Le monde appartient aux femmes » ou encore Le Festival New French Writing à New York, elle nous lira et racontera son journal de femme romancière : « Qu’en penser ? Que dire ? Que faire ? ».

 

Eric Fassin est sociologue, professeur agrégé à l’École normale supérieure (Paris), co-responsable de la spécialité « Genre politique et sexualités » à l’EHESS et chercheur à l’Iris (CNRS / EHESS).

« Pour percevoir d’emblée la dimension politique de la représentation artistique, peut-être vaut-il mieux commencer par évoquer la sphère politique elle-même – soit les élus, qui sont parfois des élues, de la représentation nationale. Ce n’est pas jouer sur les mots : dans un cas comme dans l’autre, qu’il s’agisse d’art ou de politique, la représentation donne forme à la réalité. Aussi les images que produit l’artiste sont-elles toujours également politiques : créer, c’est forcément proposer une vision du monde. La représentation a-t-elle un sexe ? Telle est la question qui a défini le débat sur la parité, mise en place au tournant des années 2000 –, et ce n’est sans doute pas un hasard si c’est dans ce contexte paritaire qu’en France on pose aujourd’hui la même question dans le monde de l’art. […] L’historienne américaine Joan W. Scott a montré comment

le féminisme met en scène une tension : s’il encourage les femmes à prendre la parole en tant que telles, c’est afin de n’être pas traitées en tant que telles. Autrement dit, des femmes parlent en tant que femmes, pour ne pas se voir assigner un rôle de femmes. De même, prendre en compte le sexe des artistes, c’est en fait découvrir qu’il découle du genre – et non l’inverse. Ou pour le dire autrement : la représentation artistique ne reflète pas le sexe ; elle produit du genre. Au travail politique qui donne à voir, avec l’exclusion des femmes, l’ordre qui régit le monde de l’art, répond ainsi le travail esthétique qui construit une représentation (et non un reflet) de la féminité – et du même coup participe, non pas à sa naturalisation, mais à sa déconstruction. »

E.F.


Véronique Nahoum-Grappe
,  anthropologue,  chercheure associée à l’IIAC, EHESS. Ses recherches s’orientent vers l’anthropologie des pratiques corporelles et de la différence des sexes dans notre société contemporaine.
"La différence des sexes est d'autant plus difficile à expliciter qu'elle semble évidente » : le souvenir d'une phrase de Kant,  "Nous sommes pareils quand à la raison, et différents quand au corps" semble clore la question. Pour l’anthropologue, tout un système de différenciations hétérogènes selon les cultures est produit par  une conséquence de la physiologie et l'éthologie de la reproduction : la  différence de fonction, de partage des taches, de situation qui découle des conditions de reproduction de l'espèce humaine sera perçues au sein des cultures comme autant de problèmes à résoudre : quel sont les rôles/les responsabilités de chacun des sexes  dans la reproduction ?  Est-ce l'homme qui fait le garçon ? Le sperme est-il "plus fort" que le lait  en tant que véhicule de la transmission ? Qui donne son nom  à l’enfant, du père ou de la mère ? Frère et sœur sont-ils équivalents ?... De cette situation non symétrique au plan de la reproduction et plus tard de l'allaitement et du maternage, dont dépend la survie du petit enfant,   la plupart des sociétés connues et décrites  offrent un traitement particulier, que F. Héritier a  appelé la "valence différentielle des sexes". Quel est le levier qui d'une différentiation entraîne une inégalité? Quelles sont les pistes de réflexion qu'apporte l'anthropologie? Qu'en est-il dans notre société contemporaine? " VNG


Regard Sud et l'Institut Lumière présentent Fenêtres sur le cinéma du Sud : 11ème édition ..//.. S O I R É E D 'I N A U G U R A T I O N ..//.. Mardi 5 avril 2011 à 20h30

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POUR INFO : PLUSIEURS FILMS TRAITERONT DE L'ÉGALITÉ HOMME - FEMME

Pour cette 11ème édition, Regard Sud et l’Institut Lumière présentent des films
de production récente, inédits ou projetés en avant-première.
 
La programmation 2011 souhaite être le reflet des différents aspects de la réalité du monde arabe contemporain,
et, prendre à travers le regard distancié des cinéastes, la mesure des enjeux qui agitent ces pays :
questions religieuses, ambiguïtés politiques, xénophobie, intégrisme identitaire, guerre, exil…
 
Ce 11ème festival est parrainée par le cinéaste algérien Malek Bensmail, primé pour ses films La Chine est encore loin,
Aliénation …, qui présentera son dernier film, Guerres secrètes du FLN en France,
regard incisif sur l’Algérie, sa culture, sa politique et ses dérives.  
 
La programmation sera également marquée par l’hommage rendu au réalisateur tunisien Mustapha Hasnaoui, décédé le 15 janvier 2011.
Sa compagne et cinéaste Florence Strauss présentera pour l’ouverture du festival deux de ses films :
Quand la femme chante (2004) et Le Caire, mère et fils (2000).  
 
D’autres cinéastes seront à l’honneur : Elia Suleiman avec deux films : Le Temps qu’il reste et Chronique d’une disparition ;
Kamal Aljafari qui nous offre, avec Port of Memory, une vision poétique sur la situation des palestiniens en Israël ;
Avi Moghrabi, cinéaste israélien engagé, qui présente Happy Birthday Mr Moghrabi !, œuvre qui atteste que le cinéma est aussi un art de la contestation et de résistance contre l’injustice.

Nous souhaiterions tout particulièrement votre présence lors de la soirée d’inauguration

Mardi 5 avril 2011 à 20h30

pour la projection de

Quand la femme chante (Mustapha Hasnaoui)

Suivi dE

Le Caire, mère et fils (Mustapha Hasnaoui)

 En présence de Florence Strauss, réalisatrice et compagne  du cinéaste

à l’Institut Lumière
25 Rue du Premier-Film           
69008 - Lyon

Dans l’attente de vous compter parmi nous lors de cet événement d’exception,
nous restons à votre entière disposition pour toutes informations complémentaires...

Merci de confirmer votre présence par mail à regard.sud@orange.fr.sud@orange.fr


Lundi 29 Mars 2010

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